Blocage des lycées, des facs sur Limoges, Etat du mouvement.

En faisant état de l'autisme de notre ministre Villepin, et face à son discours vide hier soir, la coordination lycéenne et étudiante de Limoges décide de durcir le mouvement !!!

Bilan local de la journée d'aujourd'hui, lundi 13 mars :

- Assemblée générale en fac de lettres = > 650 personnes
Décision de maintenir le blocage jusqu'à mercredi 10h ( date de leurs prochaines A.G. )
- Assemblée générale en fac de sciences = > 350 personnes
Décision de blocage jusqu'à demain soir
- Assemblée générale en fac de droit = > 450 personnes
Décision de blocage jusqu'à mercredi

- Blocage du lycée Raoul Dautry
Décision de l'occupation pour la nuit et de la reconduction du blocage jusqu'à demain matin
- Blocage du lycée Gay-Lussac
Assemblée générale de 200 personnes décidant de reconduire le blocage jusqu'au lendemain avant de partir en manifestation.

- STAPS en grêve depuis 3 semaine...

Face à la peur d'un avenir incertain, la seule réponse donnée est le matraquage ... Nous ne lâcherons rien, et n'accepterons en aucuns cas le dialogue sans le retrait du CPE/CNE


Rappel de nos revendications :

= > Retrait immédiat du CNE
= > Retrait de la loi dite d'égalité des chances incluant le CPE, l'apprentissage à 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans, etc...
= > Le ré-engagement financier de l'Etat dans le Service Public pour une Ecole publique
- Retrait de la loi Fillon
- La reconnaissance de nos diplômes
- Un plan pluriannuel de créations de postes à la hauteur des besoins dans l'Education Nationale
= > L'arrêt du traitement répressif des mouvements sociaux, aministie des lycéens qui ont participé au mouvement contre la loi Fillon, des personnes poursuivies suite à la révolte des quartiers populaires en Novembre 2005, des étudiants et lycéens qui ont participé au mouvement contre le CPE


MANIFESTATION UNITAIRE LYCEENS/ETUDIANTS
MARDI 14 MARS
10H00 PLACE D'AINE


Assemblée générale à 13H30 salle blanqui afin de décider des suites du mouvement...

Coordination lycéenne & étudiante


P.S : Dès maintenant la Coordination Lycéenne de Limoges appelle les lycées à organiser des Assemblées Générales, des débats autour du CPE au sein même de leur établissement et éventuellement à bloquer ! Demain le nombre de lycées bloqués va doublé, et peut-être même triplé :)
Blocage des lycées, des facs sur Limoges, Etat du mouvement.

# Posté le samedi 11 mars 2006 16:16

Modifié le samedi 03 novembre 2007 07:47

MaNiFesTaTioN UniTaiRe Du MarDi 7 MaRS

MaNiFesTaTioN UniTaiRe Du MarDi 7 MaRS
Un résumé sera rédigé, en attendant les chiffres de la participation de Limoges sont les suivants :



15 000 Personnes dont 4000 jeunes !!!




Pour avoir les chiffres des différents villes de France : Clique







En France, aujourd'hui plus d' 1 050 000 personnes sont descendus dans la rue pour protester contre le CPE, dont 290 000 jeunes.

Communiqué de presse suite à l'Assemblée Générale des étudiants, des lycéens et des travailleurs mobilisés du 07/03.

Contre la répression policière : résistance et solidarité !

Face à l'importante mobilisation d'hier matin qui a vu défiler plus de 10.000 personnes dans les rues de Limoges, le gouvernement et la police ont choisi une nouvelle fois la violence et la provocation, comme dans la plupart des grandes villes mobilisées (Grenoble, Tours, Rennes, Toulouse...). Avec la volonté de briser la manifestation, les policiers ont tenté d'interpeller plusieurs membres du service d'ordre lycéen, sous un prétexte fallacieux, en évoquant un vol à la tire imaginaire. Les manifestants ont été obligés de bloquer le fourgon qui les emmenait, pour tenter de les libérer. A ce moment là, les forces de l'ordre se sont déployées afin d'isoler les lycéens, les étudiants et les travailleurs présents du reste du cortège. Ils ont ensuite fait usage de leurs matraques et de gaz lacrymogènes, blessant plusieurs personnes. Toujours bloqués par le nombre et la détermination des manifestants, les policiers ont finalement été contraints de libérer les deux personnes interpellées. Le but de la man½uvre était clair, comme partout en France, il s'agissait de briser par la violence la mobilisation contre le CPE et la précarité. Jouant de la paranoïa sécuritaire, la police a également procédé à 10 interpellations, soldées par 7 gardes à vue. En jetant la suspicion sur les manifestants, il s'agit là encore de diviser les jeunes et les travailleurs, de les isoler et de les discréditer. Loin d'entraver la mobilisation, la répression policière n'a fait que renforcer la détermination et la solidarité des étudiants, des lycéens et des travailleurs mobilisés.
Nous exigeons l'arrêt des poursuites et la libération des inculpés. Un comité anti-répression a été constitué, pour parer à ces provocations et apporter un soutien à toutes les victimes de la violence policière. L'assemblée générale vous appelle à rester mobilisés, et à participer aux prochaines actions.



SVP serait-il possible que toutes les personnes qui ont des vidéos ou des photos de la manifestation puissent me les envoyer ?!
= > KaiSeR-87@hotmail.Fr

# Posté le mardi 07 mars 2006 16:59

Modifié le samedi 03 novembre 2007 07:40

MaNiFesTaTioN UniTaiRe LyCéeNNe, ETuDianTe eT TraVaiLLeuR MarDi 7 MaRs à 10H30 PlaCe De La RéPuBliQue

MaNiFesTaTioN UniTaiRe LyCéeNNe, ETuDianTe eT TraVaiLLeuR MarDi 7 MaRs à 10H30 PlaCe De La RéPuBliQue
Au Contrôle, à la Précarité, à l'Exploitation,
la jeunesse répond RESISTANCE !


Depuis la manifestation du 7 février, la résistance face au Contrat Première Embauche (CPE) s'est organisée. Pourtant, profitant des vacances scolaires, le gouvernement est passé outre. En utilisant le 49-3, mesure d'urgence interdisant la confrontation politique sur le projet de loi, il a fait adopter le texte de loi sans qu'il soit passé devant l'Assemblée nationale. Le contenu du texte suffit à comprendre pourquoi.

Explication: Le CPE permet à toutes les entreprises privées, sous prétexte de lutter contre le chômage des jeunes, d'employer les moins de 26 ans avec la possibilité de les licencier sans motif durant les deux années suivant leur embauche. De plus, le gouvernement veut exonérer de charges pendant trois ans les entreprises qui embaucheront avant la fin de l'année des jeunes au chômage depuis plus de 6 mois. C'est un pas de plus vers la destruction totale du code du travail. D'autant plus que le CPE va à l'encontre des normes de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) qui stipulent que tout licenciement doit être motivé (convention n° 158).

Entre chômage à plein temps et intérim, entre étudiants en galère et stagiaires sous-payés, les jeunes sont les premières victimes de la précarité. Le chômage chez les moins de 25 ans atteint presque 25%, plus du double de la moyenne nationale. Les seuls emplois qui nous sont proposés sont précaires (intérim, CDD, contrats-jeunes, stages...), rares et sous-payés pour cause de “manque d'expérience”. Avoir 20 ans et sortir de l'école est maintenant une raison pour être sacrifiés à l'économie de marché? Et que propose de Villepin comme solution à cette situation? La possibilité de se faire virer du jour au lendemain, sans sommations ni justifications! La vraie raison d'être de ce contrat: faire de la jeunesse une main d'½uvre rentable, bon marché, et rendue docile par la peur du chômage et du licenciement.

A la précarité financière s'ajoute la stigmatisation. Plutôt que de lutter contre la misère sociale, le gouvernement et Sarkozy, son flic de service, préfèrent appliquer la technique du bouc émissaire. Il est en effet plus facile pour lui d'accuser jeunes, pauvres, noirs et Arabes d'être responsables de tous les maux du pays au lieu de reconnaître que sa politique ultra-libérale, sa soumission au Medef sont les premières causes de la précarité ambiante. Il déclare donc une guerre à la jeunesse : harcèlement et violences policières sont le quotidien des jeunes des quartiers, Sarkozy veut les voir “nettoyés au Karcher”. Dans cette ambiance, peut-on croire à la sincérité du Premier Ministre?

Diviser pour mieux régner, c'est en fait la seule politique dont sont capables nos ministres. En précarisant encore un peu plus les jeunes employés, le gouvernement, main dans la main avec le patronat, s'attaque à tout le salariat. Avec le Contrat Nouvelle Embauche, employés précaires et employés sous CDI sont mis en concurrence; avec le CPE, les jeunes deviennent corvéables à merci, et ainsi plus compétitifs que leurs aînés. Ainsi le gouvernement trouve un nouveau moyen de pression qui remet en cause la logique même du CDI, et avec elle, celle du temps de travail maximum et du SMIC... Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'aucun des acquis sociaux du siècle dernier ne perdure.

Pour lutter contre un système économique de plus en plus libéral et répressif, l'union de la jeunesse et des travailleurs est indispensable. Quoi qu'en disent certains de nos ministres, le pouvoir est dans la rue, à nous de le prouver!


MANIFESTATION UNITAIRE CONTRE LES CPE/CNE
(lycéens, étudiants, salariés)

MARDI 7 MARS

Rassemblement lycéens-étudiants 10h place d'Aine
pour rejoindre le cortège inter-syndical à 10 h30 place de la République


Départs 8h des lycées Gay-Lussac, Dautry et Renoir
Assemblée Générale lycéens-étudiants à 14h salle Blanqui

# Posté le mercredi 01 mars 2006 14:32

Modifié le samedi 03 novembre 2007 07:55

Résumé de la manifestation du 7 Février

Résumé de la manifestation du 7 Février
De la déception à l'euphorie ...


En cette journée de mobilisation nationale contre le CPE, à la vue de la petite cinquantaine de personnes lors du rassemblement devant le lycée Gay-Lussac, on pouvait faire preuve de pessimisme pour le déroulement de cette manifestation. Mais cette appréhension ne dura pas longtemps... En effet les élèves du lycée Raoul Dautry, et du lycée Renoir, grossirent les rangs, et renforcèrent notre motivation pour partir en manif. On comptait environ 150-200 personnes ; assez pour bloquer le carrefour de la mairie ! Là plusieurs conducteurs (trices) se montrèrent particulièrement agressif, une voiture voulu passer en force et accéléra alors qu'un lycéen était devant, celui-ci finit sur le capot puis tomba à terre... Une fois repartis, on appela le lycée Léonard Limosin à rejoindre le cortège, puis on investit le lycée Suzanne Valadon afin faire sortir des camarades. Le cortège lycéen commençait à grandir, on décida alors d'investir un lycée prétendu " imprenable ", le lycée Turgot. Grâce à une dizaine de lycéens partis en " éclaireurs ", puis à une petite " melée ", on réussit finalement à rentrer. Quelques lycéens passèrent dans les classes afin d'inviter leurs camarades à sortir tandis qu'un rassemblement se formait dans la cour.

A partir de là l'enthousiasme et la motivation se firent très nettement sentir ! Les lycéens reprenaient ensemble des "Police partout, justice nulle part ou MEDEF partout, justice nulle part ", " Tout est à nous, rien n'est à eux, tout ce qu'ils ont ils l'ont volé...", " De Villepin si tu savais ton contrat où on s'le met !! ", avant de rejoindre la place d'Aine à 10H, heure du rendez-vous pour le rassemblement lycéens-étudiants. On dénombra plus d'un millier de lycéens, 200/300 étudiants, une grosse cinquantaine de STAPS (en grève depuis plusieurs semaines déjà), ainsi qu'une dizaine de syndiqués jeunes. Le défilé descendit sur le carrefour Léon-Boutoulle, derrière une sono et dans une bonne ambiance. Après avoir bloqué successivement ce carrefour puis le carrefour Tourny, on rejoignit les salariés devant la préfecture. Au vu de leur nombre important, on les invita à nous rejoindre en manif au lieu de participer au pique-nique initialement prévu :X Le cortège final comptait environ 5000 personnes.

Le nouvel itinéraire fut décidé : place Denis-Dussoubs, rectorat, avenue François Chénieux... Les manifestants continuèrent à donner de la voix " des emplois partout, des emplois pour tous, ou alors sa va péter ! ". En fin de manif une cinquantaine/centaine de jeunes décida d'aller au siège du MEDEF, après avoir réussi à pénétrer dans les bureaux du syndicat patronal. On y trouva plusieurs cartons de vins, whisky, champagne, celui-ci fût sabré symboliquement. " C'est sans doute le champagne que le MEDEF s'apprêtait à boire avec le gouvernement sur notre dos ", lâcha un des lycéens. Cependant afin de dissoudre cette action, les forces policières prirent à partis 2 ou 3 jeunes en relevant leurs identités. On décida alors de s'en aller avant que tout ne dégénère et surtout avant l'arrivée massive de leurs collègues. On remarqua pourtant la montée dans les bureaux du MEDEF de nombreux syndiqués, ainsi qu'à notre sortie une grosse centaine de manifestants qui nous attendaient. La manifestation fût ensuite dissoute.


L'après midi une délégation ( FSU-CGT-CFDT-FO-UNSA-Confédération Etudiante-UNEF-AGEL_FSE-Staps-Coordination lycéenne ) fût reçue à la préfecture par le délégué du préfet, où l'on demanda le retrait immédiat du CPE. Celui-ci se chargea alors de faire remonter nos revendications au préfet, représentant de l'Etat.

# Posté le vendredi 10 février 2006 18:01

Modifié le samedi 03 novembre 2007 07:58

MaNiFesTaTioN UniTaiRe JeuNe ConTre Le CPE ( Contrat Première Embauche )

La précarité à vie ...
...Non merci !

Villepin vient d'annoncer la création du Contrat Première Embauche. Il permet à toutes les entreprises privées, sous prétexte de lutter contre le chômage des jeunes, d'employer les moins de 26 ans avec la possibilité de les licencier sans motifs durant les deux années suivant leur embauche. De plus, le gouvernement veut éxonérer de charges pendant trois ans les entreprises qui recruteront avant la fin de l'année des jeunes au chômage depuis plus de six mois. C'est une aubaine pour les employeurs qui vont pouvoir faire trimer des jeunes pour pas cher et se débarasser d'eux sans aucunes justifications. Pour nous, cela signifie l'impossibilité d'obtenir un prêt pour un logement, d'envisager un avenir à long terme, le patronat, quant à lui, se frotte les mains.

Entre chômage à plein temps et intérim, entre étudiants en galère et stagiaires sous-payés, les jeunes sont les premières victimes de la précarité. Le chômage chez les moins de 25 ans atteint presque 25%, plus du double de la moyenne nationale. Les seuls emplois qui nous sont proposés sont précaires (intérim, CDD, contrats-jeunes, stages...), rares et sous-payés pour cause de “manque d'expérience”. Avoir 20 ans et sortir de l'école est-il maintenant une raison pour être sacrifiés à l'économie de marché? Et que propose De Villepin comme solution à cette situation? La possibilité de se faire virer du jour au lendemain, sans même une justification! La seule raison d'être de ce contrat, c'est de faire de la jeunesse une main d'½uvre rentable, bon marché, et rendu docile par la peur du chômage et du licenciement.

Ce nouveau contrat précaire n'arrive pas aujourd'hui par hasard : remise en cause de l'Ecole obligatoire jusqu'à 16 ans, apprentissage dès 14 ans, développement des stages bidons, de l'intérim à outrance, contrats précaires, casse du système de retraite et mise en place des CDD pour les seniors...Les mesures prises pour précariser les jeunes et les rendre corvéables à merci se multiplient. Bientôt la logique même du CDI sera remise en cause, et avec elle, celles du temps de travail maximum et du SMIC... Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'aucun des acquis sociaux du siècle dernier ne perdure.

Cette logique a déjà trop duré, dès maintenant, la riposte contre le Contrat Première Embauche est primordiale, joindre les forces lycéennes, étudiantes et salariées est devenue indispensable ! Faisons face à cette nouvelle attaque du gouvernement et descendons dans la rue pour manifester notre refus de la précarité.


Mardi 7 Février
Manifestation unitaire lycéens & étudiants contre le CPE
Rdv 10 heures place d'aine

Départ des lycées Dautry & Renoir 8h00

# Posté le mardi 07 février 2006 10:48

Modifié le dimanche 04 novembre 2007 01:06