Blocage du Lycée Raoul DauTry
Comme celà avait était décidé en Assemblée Générale, un lycée serait bloqué afin de sensibiliser les lycéens pour la grande manifestation du 1er mai, d'expliquer la nécessité de venir en nombre, et aussi de démontrer que le mouvement lycéen continuait. Le rendez vous était à 7h00 devant la gare. Les manifestants partirent vers 7h20, en direction du lycée Raoul Dautry, en pressant le pas, et sans oublier de prendre les poubelles qui se trouvaient sur le passage. Au lycée, les internes avaient déjà bloqué l'internat ainsi que l'entrée se situant à côté du garage à deux roues, s'aidant de poubelles, antivols, et ficelles. L'entrée principale fût, quant à elle, bloquée à l'aide de bancs et de poubelles. Il ne restait plus qu'à former des chaînes humaines devant ces " barrages " afin de dissuader les élèves de rentrer. A 8h00, les entrées étaient toutes bloquées, et un demi-millier de lycéens, ainsi que plusieurs dizaines de professeurs se massaient devant le lycée. Quelques uns tentèrent de passer en force mais en vain. Le blocage tenait bon, et au fil du temps, les lycéens ainsi que les professeurs s'en allaient voyant qu'aucun cours ne se déroulait, et n'allait se dérouler dans la matinée. Au fur et à mesure que le temps passait et que les non-manifestants partaient, la pression descendait d'un cran, ce qui permit à certains obstinés de pouvoir rentrer dans l'établissement. A 11h30, une assemblée générale eût lieu, on y décida qu'on arrêtait le blocus, et qu'on parlerait de l'action de l'après-midi dans le bus afin d'éviter que les Renseignements Généraux ne soient au courant. On prit la direction de la faculté de lettres, où un pique-nique s'improvisa.
Invasion et tentative d'occupation de l'inspection académique
L'action qui allait se dérouler l'après-midi consistait à monter sur le toit de l'inspection académique et d'y dormir, sachant que les autoritès n'avaient pas la possibilité de nous déloger étant donné la dangerosité de l'intervention. A 14h30, nous partions de la faculté de lettres en direction de l'inspection, située à 500 mètres, en marchant de manière très rapide, avant de sprinter, de passer à travers un chantier, afin de pouvoir rentrer dans l'inpection académique. Mais nous trouvions porte close, [ sacrés renseignements généraux ;-) ]. Heureusement, un lycéen trouva une fenètre dérobée afin de pouvoir nous faire rentrer. Tout le monde se retrouva sur le premier niveau de toits, le toit le plus haut étant impossible d'accès. Ensuite une possibilité d'entrer dans l'établissement s'offrit à nous. Nous pénètrâmes dans l'établissement, et nous nous installâmes au quatrième étage tandis que les employés commençaient à partir. Bizarre, bizarre, ... il était 16h00, et il est rare que TOUS les fonctionnaires sortent à cette heure-ci. On se doutait tous qu'une intervention allait avoir lieu, maintenant restait à savoir quand et comment. Vers 18h00, les premiers cars de la police arrivaient. L'inspecteur académique, tenant à ce que son établissement, et surtout les documents qu'il contient, soit préservé, voulait nous DEGAGER. A 18h30, on nous informa que les policiers allaient intervenir dans la demie-heure. Ce fût l'effervescence ! Tout le monde regroupa la nourriture ainsi que les sacs dans un coin, et prépara l'accueil des forces de l'ordre. Les bancs, les armoires, les poubelles, chaises, tout ce qui était sous notre main fût réquisitionné pour bloquer les deux entrées tandis que l'ascenceur fût bloqué. Ensuite après avoir fabriqué des " barricades ", on s'occupa des étages ... Sachant qu'ils allaient monter par les escaliers, on a prit tout les tubes de savon liquide, qui se trouvaient dans les toilettes de chaque étage, et après avoir mélangé avec de l'eau nous les avons déversés dans les marches et paliers ce qui donna une jolie patinoire ! Maintenant il ne restait plus qu'à savoir si on devait resister ou faire les " patates ", et après des débats houleux nous décidâmes de faire les " patates ". On s'allongea et s'accrocha entre nous, ce qui créa un joli méli-mélo. Un second appel nous informa que la charge était imminente, le temps était long et l'adrénaline montait. Puis, finalement les forces de l'odre se décidèrent à monter, ils étaient une cinquantaine, soit presque 2 policiers pour un lycéen... Le premier policier qui ouvra la porte reçut un saut d'eau que nous avions gentillement préparé à l'ouverture de la porte. Ils nous détachèrent et descendirent un par un sans violences. Une fois en bas, on organisa un sit-in devant la porte de l'inspection académique afin de les empêcher de sortir les fourgons de police. " Intelligemment " ils sortirent par une autre entrée tandis qu'on se déplaçait pour faire une assemblée générale. Certains voulaient remonter sur le toit mais finalement la nuit se détermina au lycée Raoul Dautry.
Le MonTaGe ViDéO SeRa FaiT En FiN De SeMaiNe.